A écouter en même tempsLe vent soufflait, fort, trop fort pour être vrai. Le froid s'insinuait en elle, prenait possession de son corps, lentement. L'ultime souffle de vie s'échappa de ses lèvres entrouvertes et s'envola doucement vers l'unique ouverture de la pièce, une petite fenêtre, qui avait été le mince espoir d'Hermione.
Ce mince Filet de d'existence, ironique, tarda à s'envoler pour se glisser enfin à travers les nuages. Il se mêla à la douceur des nuages, jouant avec les turbulences du vent, comme un enfant.
C'était ce qu'elle était, une enfant.
Le ciel l'accueillit avec grâce, cette dernière trace, la laissa monter au plus haut des sommets. Elle monta, lentement, vers le soleil étincelant.
Elle tournoyait, On pouvait encore l'entendre rire, pour une dernière fois.
Elle s'en allait rejoindre ceux qu'elle avait laissé.
La -haut elle fut accueilli dans la plus grande simplicité qu'il soit mais avec le plus grand respect aussi.
Elle vit son corps, frêle et pâle contre le mur froid de ce qui avait été son ultime refuge. Hermione se laisse emporter par le souffle du vent ...
L'âme d'Hermione se joignit à tous ces gens, connus ou inconnus.
« Je n'ai jamais prétendu détenir le savoir du monde, mais il y a une chose dont je suis certaine, C'est que l'on peut , par amour, mourir pour un être cher. Ne vous dîtes jamais – C'est lui – Laissez venir l'amour, laissez le envahir votre esprit jusqu'à étouffement, n 'essayer pas de le dompter ... Seulement alors vous pourrez mourir pour lui ou pour elle. Vous aurez atteint la plus grande force que l'on puisse avoir, celle de la véritable passion...
Cette force , je l'ai eu dans son plus grand ensemble.
Laissez moi vous conter mon histoire, notre histoire, celle du monde ... »
____
Tout commença par un rêve. Juste un rêve. Un magnifique rêve. La journée avait été Horrible et pouvoir laisser le sommeil se prendre à moi fut un véritable soulagement. Ce que j'ai vécu cette nuit -là , fut gravé dans ma mémoire.
Dans un grand jardin enchanté Tout a coup je me suis retrouvée, Une harpe et des violons jouaient. Au ciel des anges me souriaient, Le vent faisait chanter l'été, Je marchais d'un pas si léger Sur un tapis aux pétales de roses. Une colombe sur mon épaule et dans chaque main une hirondelle et des papillons couleurs pastel.
Mais je savais bien que ce n'était qu'un rêve.
Le soleil et ses rayons d'or et les fleurs dansaient sur un même accord. Des chevaux blancs avec des ailes semblaient vouloir toucher le ciel.
Vraiment, j'étais au pays des fées.
Mais ce n'était qu'un rêve. Mais lorsque je me suis réveillé, un changement c'était opéré en moi. Un sourire sur mes lèvres, un sourire que j'ai gardé, au-delà de mon rêve...
Pas un instant je ne me doutait que ce que représentait ce sourire...
Je me leva, me regarda dans la glace. Rien n'avais changé, si ce n'était mon c½ur.
J'étais en retard, les cours allait commencer. Je revêtit mes habits et mis ma cape or et rouge, couleurs de ma maison, et une écharpes de même couleurs.
Je sortit du trou du portrait de la grosse Dame. Mc gonagall voulait me voir ce jour-là.
Je ne l'avais pas entendu arriver, j'étais plongé dans mes pensées quand il me bouscula soudainement. Mes livres tombèrent un à un, dans un bruit sourd. Je ne vis que l'éclat d'une cape verte et Argenté passer vivement devant moi.
Décidément, la journée commençait mal pour moi.